18/11/2012
LE CHRD de LYON & GERMAINE TILLION - RÉSISTANTE
Elle devait-être présente, elle n’est pas venue, souffrante, elle n’a pas assisté à cette conférence de Presse sur l’exposition (du 27 MAI au 14 Novembre 2004) qui lui était pourtant consacrée au CHRD de Lyon. Elle, c’est Germaine Tillion, native d’Allègre en Haute-Loire le 30 mai 1907 et décédée le 19 avril 2008 à Saint-Mandé (Val-de-Marne), sociologue, ethnologue, qui co-fonde en juin 1940, au retour d’une mission en Algérie en sa qualité d’ethnographe, le Réseau du Musée de l’Homme, le tout premier mouvement de Résistance, juste après la déclaration du Maréchal Pétain annonçant l’armistice.

(Germaine Tillion, entre 1934 et 1940, dans le cadre de sa thèse, réalise quatre séjours en Algérie
pour étudier l’ethnie berbère des Chaouis présente dans l’Aurès)

Quoi de plus naturel d’évoquer le CHRD qui rouvre ses portes ce 16 Novembre 2012, après une année de fermeture pour reconfiguration, à travers Germaine Tillion, mise à l’honneur toujours en ce lieu, à travers le nouveau parcours muséographique, puisque son parcours personnel de Résistante l’avait conduit à Ravensbrück où sa mère Emilie, périra et ce, après avoir été arrêtées sur dénonciation, en 1942 puis, conduites et détenues à Fresnes.

Revenue à la « Vie civile » Germaine Tillion, reviendra en Algérie, entre 1955 & 1957 et, ses travaux d’ethnologie, la conduiront au cœur de la crise algérienne. Elle y analysera les dysfonctionnements de la société coloniale et elle en dénoncera les excès.
En somme tout un symbole, pour dénoncer les crimes atroces commis dans le passé et ceux que nous percevons encore aujourd’hui, qui endeuillent divers pays par des guerres sans nom, menées sans merci, rayant à jamais des Vies et ruinant davantage les économies !...
Isabelle Doré-Rivé
Directrice
Franchir le seuil du CHRD, ce Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, c’est entrer dans l’Histoire, celle qui s’est inscrite, souvent en lettres de sang et de manière définitive dans cette cité et région lyonnaise. Cette collectivité fut meurtrie durant une période notablement troublée, à la fois dans son cœur et dans son âme et dont le souvenir perdure à travers les noms que portent les rues, ceux figurants sur des plaques commémoratives, ceux qui forment une longue liste gravée dans la pierre et dans le marbre que les générations qui ont suivi cette tragique guerre, se doivent impérativement d’apprendre, de retenir, de respecter avec cette simple idée : « A une époque, des femmes, des enfants, des hommes, sont morts en martyrs parce qu’ils représentaient une gène, un obstacle à une idéologie à la fois dénuée de sens et cruelle à la fois. Celle-ci souhaitait s’imposer d’une manière absolue afin de créer un Ordre Nouveau, d’où étaient exclus un certain nombre de personnes qui en raison de leurs convictions religieuses, leurs appartenances politiques, mais aussi leurs faiblesses, devaient être impitoyablement anéantis » !...
Ce CHRD, nous enseigne à travers ses expositions, ses documents, à la fois la cruauté de l’Homme pour l’Homme mais également la Solidarité qui peut subsister, demeurer, se développer à l’intérieur de la communauté humaine, pour que soit préservée la Vie, et que vis à vis des souffrances infligées, un certain réconfort puisse être apporté.
Une Leçon d’Histoire avec des témoignages écrits, des audio-visuels, des affiches, des livres, des documents, ayant appartenus à cette époque, sont ici rassemblés, sans aucun doute pour ne pas effacer tous ceux qui une fois partis, nous ont laissé qui, un morceau de bravoure, qui un esprit de Résistance, devant l’adversité !...
Venir au CHRD de Lyon, c’est venir à la Rencontre d’un temps pas si éloigné que cela, où la souffrance était alors de rigueur au quotidien et ce, quel que soit l’âge, quelle que soit sa position sociale. Et bien trop souvent alors, la détresse que l’on ne peut soupçonner, imaginer aujourd’hui, se propageait pernicieusement à travers les corps et les esprits.
C’est aussi le sentiment d’abandon devant la torture mais, également le cauchemar qui gagnaient la partie, selon les situations vécues, endurées en raison des atrocités, de la barbarie, de la brutalité, de la dureté, de la férocité, de l’hostilité, de la méchanceté, du sadisme, de la sauvagerie mise en œuvre puis, propager à grande échelle, à travers cette Europe de 1933 à 1945 !...
Le CHRD, c’est l’histoire racontée de l’ascension d’un personnage nommé Adolf Hitler, « né le 20 avril 1889 à Braunau am Inn en Autriche (alors en Autriche-Hongrie) et mort par suicide le 30 avril 1945. Porté à la tête de l’Allemagne à travers le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP) qu’Adolf Hitler reprend en 1920. Il devient alors chancelier du Reich le 30 janvier 1933 puis, se fait plébisciter en 1934, comme président ; titre qu’il délaisse pour celui de Führer « guide » ! Sa politique expansionniste à travers l’Europe est l’origine du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle il sera l’auteur de crimes contre l’humanité, dont la Shoah demeure le plus marquant ».
C’est comme nous le voyons, une page de notre Histoire que nous devons parcourir, ici au CHRD, pour ne pas oublier ce qui doit être retenu et ce, malgré l’avidité de certains hommes qui n’hésitent pas à poursuivre inexorablement eux-aussi leur ascensions, en exposants clairement leurs ambitions abjectes.
Il se trouvera alors très souvent et malheureusement, des sympathisants aux consciences tout aussi discutables, qui deviendront par la force des choses, des valets obséquieux, capables d’épouser et de servir la « cause », puisque tout aussi avides d’exprimer leurs vils instincts ...
Et c’est au travers des armes, devenues chaque jour un peu plus coûteuses puisque un plus sophistiquées, qui commercialisées et disséminées à l’échelle du monde, serviront de nouveau leur doctrine. Cette utopie apocalyptique se traduira dés-lors par des Vies volées, afin de s’approprier qui un territoire, qui une énergie, qui une « Richesse » considérée comme telle, dans l’échelle des Valeurs, de celui qui veut toujours plus Posséder !...
· Prétendre à la Liberté, c’est Prendre le Risque de Résister aux Forces du Mal !
Marc POTY
A Lyon, ce 14 Novembre 2012
potymarc@gmail.com
© La Tribune de Genève © A LIRE A GENÈVE-SUISSE & MONDE ®
http://alireagenevesuissemonde.blog.tdg.ch/ .
Tél. : +33 (0) 603 115 857
© www.alirealyon.fr ®
"Un journal qui se veut être un lien entre tous les Hommes…!"
© M.P.PHOTOS-LYON ®
Hola! Bonjour! Hello! buongiorno! Shalom! Parev! salam! sabah el kheir! marhaba! Добрый день (dobrii den) / Здравствуйте (zdravstvuite)! nǐ hăo!
« André-Marie Ampère affirmait que la Politique devait rendre les Hommes meilleurs » !
C.H.R.D
Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation - Lyon
Courriel : chrd@mairie-lyon.fr
Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation
Espace Berthelot
14 avenue Berthelot - 69007 Lyon
Tel: 04 78 72 23 11
Fax : 04 72 73 32 98
Isabelle Doré-Rivé
Directrice
20:31 Écrit par Marc POTY dans CHRD de LYON & GERMAINE TILLION, Résistance durant la Seconde Guerre Mondiale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : guerre, chrd, lyon, centre d’histoire de la résistance et de la déportation, germaine tillion, résistante, aurès, algérie, réseau musée de l'homme, jean moulin, bloch, hitler, ss, fresnes, auschwitz-birkeneauravensbrück, maquis, persécutions, crimes, peuple, population civile, armes, régime totalitaire, dictature, torture, extermination, femme, homme, enfant, liberté, fraternité, france, europe, monde |
Facebook
24/08/2012
DERRIÈRE LES BARREAUX DE LA PRISON MONTLUC A LYON CE 24 AOÛT 1944 - 2012

Jean-François CARENCO, préfet de la région Rhône-Alpes, préfet du Rhône nous convie à la cérémonie du 68ème anniversaire de la libération de la prison de Montluc
Ce vendredi 24 août 2012 à 11h00
(mémorial de Montluc - 1 rue Jeanne Hachette à Lyon 3ème)
Une cérémonie avec :
- Dépôt de gerbes accompagné par des jeunes
- Suvi d'allocutions de :
. M. Bruno Permezel, président de l’association des rescapés de Montluc
. M. Jean Levy, président de l’association des fils et filles des déportés juifs de France
. M. Jean-François Carenco, préfet de la région Rhône-Alpes, préfet du Rhône
Des rescapés de Montluc verseront au pied des « rosiers mémoire de Montluc », de la terre provenant des camps d’Auschwitz-Birkenau, Mauthausen, Gusen, Moringen et du Struthof.
Un sachet composé de graviers de ballast symbolisant tous les convois en partance et au départ des camps, sera également déposé à cette occasion.
__________________________________________

Il nous faut traverser la route sur un « passage protégé », pour notre rendez-vous avec un mur, avec l’Histoire, notre Histoire derrière ce mur …
… « C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève » ...
Le chant des partisans (1943, paroles de Maurice Druon & Joseph Kessel, musique Anna Marly)

Ils, elles sont tombés, ont souffert, pour la liberté, pour avoir refusé le joug qu’on leur proposait !

Ils, elles ont été arrêtés, emprisonnés, torturés, fusillés, déportés, gazés, brûlés, victimes de la barbarie nazie !

Une commémoration de plus, qui se dilue dans le temps et pourtant !

Ici-même à la Prison Montluc, aujourd’hui, en ce 24 Août 2012, leur sacrifice d'hier, n'est pas demeuré vain !

Nous goûtons à la Liberté retrouvée, même si au loin, au-delà de nos frontières, la tyrannie pourtant s’exerce odieusement, aussi cruellement que naguère !

Ce XXIème siècle qui n’en finit pas de forger ses barreaux aux prisons, offre à travers de belles âmes, maintes occasions de nous réjouir et des lueurs d’espoirs pour tous ceux qui luttent avec acharnement au péril de leur Vie, à défendre la dignité de l’Homme lorsqu’elle est bafouée.

Notre Jeunesse se montre parfois égarée devant tant d’adversité qu’elle doit surmonter, pour vivre et trouver sa place, toute sa place au sein de la société. Aussi quelle belle leçon d’humanité pour elle, lorsque entraînée, accompagnée par des « Anciens », qui lui montrent le Vrai chemin, celui que l’on doit impérativement suivre, pour devenir, une femme, un homme sur lequel puisse se bâtir un Avenir plus serein.

L’exemple ne peut être deviné, appris s’il n’est point montré, enseigné. C’est une leçon d’Histoire, que l’apprentissage des valeurs, que la prise de responsabilités en une conscience éveillée et soutenue.

C’est également un Art de vivre que ce devoir, ce travail de mémoire !

La liberté s’apprend, elle se mérite mais, elle demeure fragile aussi, nous devons nous montrer vigilants afin qu’elle soit protégée, durablement sauvegardée. Si l’on ne veut pas revoir resurgir des ténèbres ce qui fut un temps, l’abîme ou sont tombées femmes, hommes et enfants, le royaume de la déchéance et de l’oubli …

Aujourd’hui c’est sans doute pour nous une leçon à tirer, un souvenir à entretenir, pour les générations nouvelles, c’est à la fois une page de Gloire mais également un formidable Cri d’Espoir …

Les barreaux de la prison Montluc, devenus symboles pour notre société et pour l’ensemble des communautés, se sont transformés malgré la volonté des bourreaux (les commanditaires de ces crimes mais aussi, de leurs sbires qui aveuglément leur obéissaient) en un haut lieu de la Résistance après avoir été celui de la Répression. Ils demeurent à présent et à tout jamais, celui de la Mémoire pour notre République … Ils nous obligent à penser et à agir en conséquence, afin que jamais plus, malgré la propension de l’Histoire à vouloir se répéter en divers points du monde, pareille atrocité ne puisse se reproduire …
Résister pour ne point subir …!

Nous vous invitons à « reLire » :
Résistance durant la Seconde Guerre Mondiale













Jean Levy, président de l’association des fils et filles des déportés juifs de France







Guy Fischer, sénateur du Rhône




André Laroche, ancien Président de la Fédération Nationale des Déportés et internés de la Résistance (F.N.D.I.R.) & Jean-François Carenco, Préfet du Rhône
& Préfet de la région Rhône-Alpes
A Joannés P. qui échappa à cet enfer de justesse
- En attente, l'allocution prononcée par M. Jean Levy, Président de l’association des fils et filles des déportés juifs de France
Marc POTY
A Lyon, Prison Militaire de Montluc, ce 24 Août 2012
© La Tribune de Genève © A LIRE A GENÈVE-SUISSE & MONDE ®
http://alireagenevesuissemonde.blog.tdg.ch/ .
Tél. : +33 (0) 603 115 857
© www.alirealyon.fr ®
"Un journal qui se veut être un lien entre tous les Hommes !"
© M.P.PHOTOS-LYON ®
Hola ! Bonjour ! hello ! buongiorno ! shalom ! Parev ! salam ! sabah el kheir ! marhaba ! Добрый день (dobrii den) / Здравствуйте (zdravstvuite) ! nǐ hăo !
« André-Marie Ampère affirmait que la Politique devait rendre les Hommes meilleurs ! »
___________________________________________________
Allocution prononcée par Jean-François Carenco, Préfet du Rhône,
Préfet de la région Rhône-Alpes
_______________________________________________________
· « Le message de ceux qui ne sont plus, est plus haut que nos pensées… Il n’y a pas de petits morts. La justice et la charité n’ont pas à s’exercer en leur nom. La justice s’exerce en son nom propre. La mémoire des morts n’a pas à courir le risque de ces humaines incertitudes. »
Ainsi s’exprimait André Frossard, interné ici même dans la baraque aux juifs de Montluc, peu de temps après sa libération, dans son livre intitulé « La maison des otages ».
Cette baraque aux juifs, qui mêlait indistinctement juifs, résistants et raflés était bien dans la prison de Montluc le lieu de tous les arbitraires, où les sévices nazis s’exerçaient dans toute leur horreur.
Et que dire des cellules, surpeuplées, trop exigües pour permettre à plusieurs de s’allonger, pour tenter un impossible sommeil ; que dire des interrogatoires dans les locaux de la Gestapo, synonymes de tortures et emportant à la fois la crainte de parler et celle de succomber sous les coups, et le regret atroce d'avoir parlé parfois.
L’odieux régime politique nazi, fondé sur l’inégalité des races et des peuples et sur l’antisémitisme, avait pour corollaire un système répressif redoutable d’efficacité, dont Barbie, la Gestapo et la milice, étaient dans la région, les rouages infernaux.
Mais si Montluc fut le lieu de la mort, de l’abjection, de la négation de l’humain, Montluc fut aussi l’endroit où la spiritualité et la grandeur de l’Homme se révélèrent.
Il n’est que de lire les dernières lettres, écrites par des condamnés, peu avant leur exécution, pour s’en convaincre : ces lettres sont exposées quelques temps encore dans cette cour de la prison, elles traduisent bien la noblesse de ceux qui les rédigèrent. Elles traduisent le dernier message qu’elles transmettent, et un message d’espoir et de confiance en l’Homme.
Nous avons eu, il y a quelques mois, une grande émotion à inaugurer cette exposition pour ceux qui étaient là.
Cette flamme de l’esprit, qui vacille mais refuse de s’éteindre, je veux la voir dans ces rosiers, que symboliquement vous avez souhaité, Monsieur le Président, voir planter ici. Au milieu d’un univers minéral, hostile et toujours lugubre, ces fleurs incarnent l’espoir du printemps, évoqué de manière lumineuse dans la dernière strophe du Chant des Marais que nous entendrons tout à l'heure.
Soixante huit années ont passé depuis la Libération de Montluc et nous pouvons aujourd’hui répondre aux inquiétudes d’André Frossard. : La justice est passée, notamment grâce au procès Barbie, procès d’assises conduit par un tribunal régulier d’une démocratie et non un simulacre de procès, comme celui, qui, ici-même, vous condamna à mort, chère Madame Berthaud. C’est un acte de justice et non un acte de vengeance.
Frossard s’inquiétait aussi « des humaines incertitudes », des failles de la mémoire : la mémoire de celles et ceux qui ont péri n’est pas oubliée : notre présence à tous aujourd’hui le prouve et le montre. Elle montre à la fois notre fidélité et notre gratitude.
Montluc aurait fort bien pu disparaître, les bâtiments carcéraux détruits et la parcelle utilisée à d’autres usages : il n’est qu’à voir près de nous le camp de Vénissieux, qui fut en 1942 un camp de regroupement important de notre région et dont il ne reste rien. L’Etat a pour sa part souhaité protéger le site de Montluc lorsqu’il était menacé et l’a rénové pour y ouvrir le mémorial, qui permet aujourd’hui à tous de mieux comprendre cette période.
De même, la mémoire de celles et ceux qui furent internés ici aurait bien pu ne perdurer que dans les quelques albums familiaux, chez leurs amis, chez celles et ceux qui les avaient connus, qui les avaient aimés pour s’éteindre lentement avec les derniers survivants et disparaître sans laisser de traces.
Il n’en est heureusement rien et les associations ont su préserver la mémoire des internés, pour maintenir leur souvenir bien vivant.
Ce long travail, utile et nécessaire, n’est pas achevé, loin s’en faut. Nous allons poursuivre les travaux de rénovation par l’aménagement des cellules du premier étage, qui permettront d’inscrire de nouveaux parcours. Je souhaite par ailleurs la bienvenue à deux nouveaux médiateurs Séverine Koprivnic et Pierre Bosquet, qui viennent renforcer l’équipe qui travaille déjà sur le site avec compétence et conviction.
Je tiens à remercier très sincèrement et très profondément et avec une grande humilité les témoins, qui prennent sur leur temps et qui viennent raconter leur parcours aux élèves dans des séances particulièrement émouvantes. J'ai également une pensée pour le Procureur Général Jean-Olivier Viout, qui anime le conseil d’orientation avec talent et sa grande expérience.
Si le monde aujourd’hui n’est plus celui de 1942, il n’est pas, dans certains endroits de la planète, encore pacifié : les conflits meurtrissent des hommes, des femmes, des enfants. Les valeurs d’égalité, de justice, de libertés portées par la Résistance demeurent en bien des endroits à l’état de rêve.
Il importe donc de rester vigilant, face au racisme, face à l’antisémitisme, face à la Barbarie. Il faut toujours rappeler cette époque funeste et glorieuse, où des hommes et des femmes se sont levés pour « chanter dans les supplices », pour défendre avec leur sang la devise de notre République « Liberté, Egalité, Fraternité ».
Merci à tous d'être là pour ce moment de recueillement et de mémoire.
Vive la République ! Vive la France ! »
Jean-François CARENCO
Préfet du Rhône,
Préfet de la région-Rhône-Alpes
Mémorial de la Prison Montluc à Lyon :
__________________________________
http://www.defense.gouv.fr/actualites/memoire-et-culture/...

19:33 Écrit par Marc POTY dans Résistance durant la Seconde Guerre Mondiale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : prison, lyon, montluc, jean moulin, klaus barbie, terroine, seive, gestapo, ss, nazi, 1943, 1944, 2012, police, prisonnier, résistant, liberté, occupation, fresnes, mémoire |
Facebook
22/06/2010
HOMMAGE A JEAN MOULIN, RÉSISTANT !
De CALUIRE à MONTLUC … !
______________________
- « Puissent les visiteurs qui passeront dans ces lieux entendre la voix intérieure qui dicta à Jean MOULIN le choix de la droiture, en un temps de déroute ; puissent-ils, de leurs pensées reconnaissantes, apaiser les derniers supplices de celui qui s’abandonna au sacrifice de sa vie pour que nous vivions libres ... »
Cette phrase finale prononcée aujourd’hui par François Fillon, Premier ministre, lors de l’hommage rendu à Jean Moulin devant la maison du docteur Dugoujon où il fut arrêté le 21 juin 1943, exprime et résume parfaitement l’esprit de cette époque troublée par l’occupation et la guerre et celle toute aussi incompréhensible que nous vivons en ces temps d’incertitudes où bon nombre de nos concitoyens sont plongés dans des difficultés, certes moins atrocement supportées et subies par les français durant ces années de dictature que l’on nomme volontiers sombres, puisque vécues entre 1940 et 1945 et pourtant … !
Les guerres sont toujours présentes, rodant à nos portes telles des bêtes malfaisantes soixante années plus-tard, sans doute pour nous signifier notre perfidie ! Les marchands d’armes fabriquent et vendent abondamment leur objets de malheur et puis, cela s’intègre parfaitement à notre économie de marché ! Les politiques abjectes fleurissent un peu partout, si peu pour le meilleur mais, toujours pour le pire. Les prisons nauséeuses, les nôtres particulièrement au pays des Droits de l’Homme, celles des pays occidentaux où l’on souhaiterait voir fleurir la réinsertion sociale des condamnés ! ?
On commerce des « âneries » pour gaver et corrompre notre jeunesse avec des produits venues d’Asie qui laisserons aux intermédiaires, pas à ceux qui travaillent bien sûr, un profit appréciable et scandaleux et nous aurons bonne conscience à acheter ces dits jouets, même si cela doit décupler l’esprit de violence dans nos rues … Car, jugées inoffensive cette PlayStation, cette Gameboy souvent chargées de jeux de violence, ajoutées au regard jeté sur les émissions de télévision porteuses d’images et de discours pitoyables et cruels etc., et cetera, nous ne pouvons à coup sûr que récolter l’enfer sur notre terre … !
Nos colonies françaises dont on souhaite taire l’appellation, nos engagements militaires meurtriers, nos spoliations éhontées et notre discrimination toujours d’actualité, sans compter le chômage et la précarité, nous offrent en permanence un paysage humain bien sombre et ce, au milieu de ses tapages et verbiages politiques qui ne cessent de nous dérouter.
Non ne sommes pas en guerre sur notre sol de France, certes non ! Mais, combien de désastres, d’infortunes, d’épreuves et de chagrins répandons-nous autour de nous par bêtise, ignominie, cupidité, mensonge et surtout égoïsme ?
Cette visite à la prison du fort Montluc à Lyon, prison de droits communs avant l’occupation nazie, puis à partir de novembre 1942 prison pour « accueillir » les « terroristes », les insoumis au joug imposé par le IIIème Reich et mis en musique par la politique française de l’époque.
Ainsi, des milliers d’hommes et de femmes, des otages, des persécutés raciaux et des résistants, sont venus vivre, ou survivre et s’entassés là au fil de ces années de terreur, pour un temps plus ou moins long, dans des conditions de vie inhumaines, en attente de déportation ou de transfert. Cette prison nous montre aujourd’hui avec ses murs et ses témoins encore vivants, venus pour l’heure accompagner cette commémoration du souvenir, cet hommage à Jean Moulin, toute la méchanceté, toute la cruauté dont sont capables les Hommes à l’encontre d’autres hommes.
Jean Moulin et ses compagnons y sont internés après l'arrestation de Caluire le 21 juin 1943.Ce lieu de mémoire sera libéré le 21 août 1944, entre-temps 109 résistants juifs qui s'y trouvaient en ont été évacués sur ordre de Klaus Barbie, pour être exécutés sur l'aérodrome de Bron.
Rendue en 1947, à l'administration pénitentiaire cette prison fut réservée aux femmes jusqu’en 2009 qui seront transférées au nouveau centre de détention de Roanne et à la maison d'arrêt de Saint-Étienne.
Propriété du ministère de l'Intérieur depuis 1969, le fort Montluc accueille depuis 2005 le second hôtel de police de l'agglomération lyonnaise.
Le Lieutenant-colonel, Fleury Marius Seive né à Lyon le 17 mai 1896, décédé le 15 mai 1972, aviateur, photographe, géographe et résistant, dans son ouvrage intitulé : « de Montluc à Fresnes », publié aux éditions ARTHAUD en 1945, il nous évoque son séjour dans ce lieu d’inquiétudes et de souffrances entre ce 20 juillet et ce 27 Août 1943. A cette date il sera transféré à la prison de Fresnes dont il sera libéré. En septembre 1944, il réintègre l’Armée et est nommé commandant de la subdivision aérienne de Lyon. Il nous dépeint les conditions de vie, de ce quotidien carcéral infligé à tous ceux qui étaient jugés réfractaires à la botte allemande !
Parmi ces Résistants et anciens « résidents » de la prison de fort Montluc, figure André Laroche, ancien Président de la Fédération Nationale des Déportés et internés de la Résistance (F.N.D.I.R.), né le 3 Mai 1924, interné à Montluc dans la cellule N° 81, réservée aux condamnés à mort, en Février & Mars 1944, après un passage obligé au N° 14 de l’avenue Berthelot (L'Ecole de Santé de l'Armée, aujourd'hui Centre de la Résistance et de la Déportation. - QG de Klaus Barbie, Chef de la Gestapo de Lyon entre 1943 & 1944), où il fut interrogé et torturé à l’exemple de beaucoup de ses compagnons d’infortune qui transitèrent dans ce lieu où nombreux furent assassinées dans les sous-sols). Puis André Laroche est transféré à Compiègne pour être ensuite dirigé sur Buchenwald. Il achèvera son périple à Dora en Allemagne (« Deutsche Organisation Reichs Arbeit »), Centre de fabrication des « fameux » V1 & V2, où périrent 26 500 personnes. André Laroche devait y séjourné durant une année pour être enfin libéré le 3 Mai 1945 par les troupes d’assaut soviétiques.
Aujourd’hui aucune trace sur les murs des cellules, de ces inscriptions sensées refléter les sentiments et les ressentis des occupants qui se succédèrent jusqu’à la libération de Lyon en septembre 1944. D’après Fleury Seive, le patriotisme de leurs auteurs attestait qu’ils étaient tous dignes d’un meilleur sort. Fleury Seive relève parmi celles qu’il trouva dans sa cellule N° 16 aux dimensions respectives de 2,75 m x 1,80 m munie d’un vasistas situé à 2 m 60 du sol donnant sur la cour :
- « Hitler demeurera toujours le pantin de Berchtesgaden … plus loin, deux strophes célèbres du Chant des Girondins :
Mourir pour la patrie
C’est le sort le plus beau, le plus digne …
Et encore, … Dieu et la France … Vive de Gaulle … Une croix de Lorraine … l’emblème de la religion juive … »
« Tuer c’est être aux ordres, tuer celui qui est en face de vous, qui ne vous a rien fait, mais qui est différent de vous, par ses origines, sa culture, sa langue, sa religion. A la fin de la guerre excédé, de part et d’autre, combien de crimes inutiles commis … perpétrés lors de représailles au moment des replis, de la retraite des troupes, à la libération … Sans oublier le terrorisme d’attitude de celui qui est révolté contre l’occupation de son sol, de son territoire national : Afghanistan - Algérie – Indochine – Irak – la Palestine et sans doute demain l’Iran … !
D’aucuns s’accordent à penser que la violence et les trafics qui règnent dans nos, rues et au cœur de nos banlieue sont le fruit principalement de cette communauté d’origine d'Afrique du nord qui plonge ses racines dans le Maghreb pluriculturel …Comme il était dit, écrit et propagé dans les années quarante que la communauté juive était la source de tous les malheurs …
Propagande, collaboration, arrestations et enfin solution finale ont fait le reste … !
Aujourd’hui nous pouvons nous interroger sur la politique algérienne menée respectivement par le président Abdelaziz Bouteflika et son Chef de gouvernement, Ahmed Ouyahia qui, malgré la manne financière générée par l’exploitation et la vente du gaz et du pétrole, abandonnent lâchement leurs « enfants » aux affres de l’immigration sauvage ; alors qu’environ 3,8 milliards USD (2006) sont dilapidés chaque année par le budget de la défense, soit 3,3 % du PIB … !
Aucun rapport dites-vous entre ces deux situations ?
Et pourtant oui il y en a un ! La confrontation qui existe aujourd’hui entre les diverses communautés provient essentiellement d’une politique négative menée de part et d’autre au sommet de l’État de nations qui entretiennent des relations pernicieuses et procurent par l’exemple à travers leurs paroles à double langage et leurs actes délictueux, un esprit de combat permanent qui suscite et entretient la haine entre les peuples !
· Après la guerre, les américains récupérèrent le savoir-faire des nazis : le nazi Wernher Von Braun fut le père de la recherche spatiale aux Etats-Unis.
L’Histoire se répète affreusement offrant à l’humanité toute entière des moments douloureux à ses enfants, ses femmes et ses hommes. Les tortionnaires d’hier, sont encore légions soixante ans plus tard, en ce troisième millénaire où l’on exploite volontiers le culte des héros, les martyrs nationaux, où l’on exacerbe à qui mieux mieux le nationalisme & le patriotisme qui s’entremêlent étrangement jusque sur les terrains de jeux … !
· Citons encore pour mémoire le docteur Jean Long, victime lui aussi de la barbarie nazie car, membre du Coq Enchaîné, qui, - « diffuse tracts et journaux, forme des équipes de sabotage, fait du renseignement militaire en espionnant les usines de fabrication de matériel de guerre et donne des soins aux résistants. Mais, un jour il est enlevé à son domicile et retrouvé mort à Feyzin avec un message des assassins : « Terreur contre terreur cet homme paie de sa vie la mort d'un national ». (Fin de citation)
Autre message pour conclure sur cet épisode tragique et sanglant de notre histoire qui constitue et participe de ce fait à notre mémoire, une « Conviction » comme le souligne le Député Communiste du Rhône, André Gerin. Il nous vient de la Fédération du Rhône du P.C.F à Lyon qui nous rappelle que les 3 premières victimes de l'occupation nazie à Lyon étaient deux ouvriers Algériens et un homme de couleur noir, non identifié …
- « Il y a 70 ans jours pour jour, 2 ouvriers algériens Mohamed Ben Salah, et Mohamed Ben Ali, de l'usine Schneider et un homme noir dont l'identité reste inconnue ont été exécutés dans les caves de la Préfecture de Lyon. Une histoire "oubliée" révélée par le livre de l'historien Philippe Videlier et Didier Daeninckx : « l’Algérie à Lyon, une histoire centenaire », (bibliothèque municipale de Lyon, 2003) sur la fois d’un document manuscrit rédigé par un gardien de la paix du poste de police de la cité, le 22 juin 1940 destiné au secrétariat général de la police de Lyon. Une preuve que l’immigration algérienne et africaine est assez ancienne pour avoir fournie les trois premières victimes raciales des nazis et de leurs collaborateurs. »
- (Fin ce citation)
« L’Histoire se mêle à nos Vies, elle accapare nos Vies et nos Vies constituent notre Histoire … »
Marc Poty
A Lyon & à Caluire, ce 21 Juin 2010
Photos : Prison du Fort Montluc / Maison du docteur Dugoujon / François Fillon, Premier Ministre / Anciens Résistants & Prisonniers / Personnalités Civiles, Religieuses, Militaires & Politiques / M.P.PHOTOS-LYON
Contact :
· Chemins de mémoire :
http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/
· Discours du Premier ministre François Fillon Maison du docteur Dugoujon
– Hommage à Jean Moulin
- « Mesdames et Messieurs,
Lundi 21 juin 1943, dans la torpeur somnolente de l’après-midi, la police secrète allemande réussit son coup de filet : la Gestapo fait irruption dans cette maison louée par le Docteur DUGOUJON.
Ici, sont arrêtés huit des principaux chefs de la Résistance, huit hommes téméraires - parmi lesquels, figure peut-être celui qui avait trop parlé. Jean MOULIN, alias « Rex » ou « Max », chef du Conseil National de la Résistance, fait partie du groupe. Et vous aussi Raymond AUBRAC.
Durant des jours et des nuits qui se confondent, pendant sa douloureuse incarcération, le sort de la Résistance dépend du silence de Jean MOULIN. Sous la torture, il endure et oppose le mutisme à la férocité des coups, l’inavouable au harcèlement des questions. Le séquestré connaît tous les noms, tous les codes, tous les plans. Son devoir dépasse la souffrance: il n’en trahira aucun.
Agonisant, le corps disloqué, Jean MOULIN emporte, dans le train qui le conduit vers l’Allemagne et vers la mort, les secrets qu’il a tus et qui l’ont tué. Pour lui, dans ce convoi funèbre, prenait fin un combat commencé le 17 juin 1940. Grâce à lui, ses compagnons restaient vivants et leur lutte pour la liberté pouvait se poursuivre jusqu’à la victoire.
17 juin 1940, jour de défaite et de honte, jour de tristesse et d’amertume, la voix tremblante du maréchal PÉTAIN appelle les français à déposer les armes. La France abattue, errante, foudroyée par l’avancée éclair des troupes allemandes, la France envahie est entraînée sur les chemins de la compromission.
Ce même jour, un officier, tout juste promu général de brigade, atterrit à Londres. Toute la nuit, dans un modeste appartement du côté de Hyde Park, Charles de GAULLE, convaincu de son choix et de son devoir, ajuste l’intervention mémorable et capitale qu’il prononcera le lendemain sur la BBC.
Ce même jour encore, dans les rues désertées de Chartres, Jean MOULIN, préfet d’Eure-et-Loir, se rend à l’inévitable convocation d’officiers allemands sans scrupules. Le préfet résiste et refuse de signer un document infamant. Et pour cause : tandis que les Sénégalais de l’armée française s’étaient battus héroïquement, les envahisseurs les accusent d’avoir violé, mutilé, massacré femmes et enfants.
Pour Jean MOULIN, il était hors de question d’accréditer ces mensonges. Face à la pression et la violence, il oppose l’honneur d’une nation meurtrie – l’honneur de ce pays qu’un nazi appelait devant lui un « pays de Juifs et de Nègres ». MOULIN se tranche la gorge avec des éclats de verre, pour ne pas risquer de céder, et montrer à ses bourreaux de quel côté se trouvait la défaite.
L’écharpe que Jean MOULIN portait – sur une photographie que tout le monde a en mémoire et qui avait été prise un an auparavant – camouflera désormais une cicatrice profonde. A l’automne 1941, lorsque le général de GAULLE rencontre Jean MOULIN à Londres, il y a sur le cou du Préfet, cette marque de vaillance.
Entre les deux hommes, la confiance fut immédiate. Ils ne se connaissaient pas, mais ils n’en n’avaient pas besoin pour se comprendre. Tous deux combattaient pour les valeurs suprêmes. Tous deux savaient combien la collaboration signait la déchéance morale et politique de la patrie. Tous deux vivaient dans la passion de la France libre et souveraine.
Pourtant, rien en apparence ne prédisposait Jean MOULIN à mettre spontanément ses pas dans ceux du général de GAULLE. Son père, Antonin MOULIN, professeur de lettres puis d’histoire au collège de Béziers, était radical, anticlérical et franc-maçon.
Homme de gauche lui-même, Jean MOULIN admirait Pierre COT, qu’il suivit au Ministère de l’Air, sous le Gouvernement du Front populaire. A priori, le préfet n’aurait pas de sympathie pour un militaire, que certains disaient maurrassien.
Face à la débâcle, face à l’urgence du sursaut, on ne réduit pas des hommes à leur sensibilité mais à leurs convictions.
Patriotes, Charles de GAULLE et Jean MOULIN étaient les hommes d’un peuple qui organisait sa renaissance au fond de l’abîme, d’un peuple qu’ils savaient capable de toutes les grandeurs à condition de surmonter ses peurs et ses divisions.
Jean MOULIN était venu à Londres chercher des moyens d’agir: de l’argent, des armes, un soutien logistique et moral. Il repartit avec la certitude qu’il avait eue devant lui l’homme qui incarnait l’honneur de la France.
A ce préfet qui avait sauvé celui de l’administration, et dont les talents d’organisation étaient connus, le chef de la France libre confia une responsabilité des plus grandes. Au tout début de l’année 1942, Jean MOULIN est parachuté dans les Alpilles avec une mission simple: l’unité.
L’unité, tout d’abord, des grands mouvements de résistance intérieure. L’unité, ensuite, de cette résistance intérieure et de la France libre dont le Quartier Général est à Londres. Pour que la France soit présente au jour de la victoire, il fallait que ses forces combattantes, toutes ses forces combattantes, forment un tout indivisible et solidaire.
Les historiens savent les difficultés que présentait cette mission. Ils savent aussi que dans d’autres pays occupés, les dissensions des mouvements de résistance entraînèrent leur affaiblissement conduisant à leur dislocation et à la guerre civile. Si la France échappa à une telle tourmente, ce fut, en grande partie, l’œuvre de Jean MOULIN.
Entre de GAULLE et MOULIN, l’entente ne fut pas seulement militaire : elle fut aussi politique. Lorsque, le 27 mai 1943, le Conseil National de la Résistance put se réunir pour la première fois, rue du Four à Paris, Jean MOULIN qui présidait énonça, au nom du général de GAULLE, les finalités du combat et les espérances de la victoire : rétablissement des libertés républicaines, exigence de justice sociale, indépendance nationale.
La Résistance était une organisation armée: elle devenait maintenant l’expression de la République. Une République où la fraternité des hommes prenait un sens fondamental. Une République où le rassemblement des volontés serait le sursaut et la grandeur retrouvée. Ceux qui rencontrèrent MOULIN ce 27 mai 1943 le virent particulièrement heureux. Une étape importante était franchie. On entrevoyait la lumière.
Daniel CORDIER a raconté comment il retrouva Jean MOULIN, vers le soir, dans une galerie d’art de l’île de la Cité. Il négociait la venue de gouaches de KANDINSKY à Nice, dans une galerie qu’il avait ouverte quelques mois plus tôt, à la fois pour se donner une couverture, mais également pour assouvir une passion personnelle.
Jean MOULIN était amateur d’art. Il collectionnait des œuvres contemporaines ; il avait publié des illustrations des poèmes de Tristan CORBIÈRES et des dessins satiriques, sous le pseudonyme de ROMANIN ; il s’était lié d’amitié, au temps où il était sous-préfet en Bretagne, avec Max JACOB et SAINT-POL-ROUX. En ce mois de mai, l’espoir souriait à Jean MOULIN. Il y avait dans l’air le parfum d’un avenir meilleur. C’était le printemps.
Mais peu de temps plus tard, « Max » est arrêté. De cette interpellation, les circonstances, aujourd’hui encore, n’ont pas été toutes éclaircies : défaillances individuelles, imprudences ou trahisons, auxquelles s’ajoutent les hasards de la malchance. La Résistance était humaine et donc faillible. Elle eut sa part de tragédie. Ceux qui avaient eu le courage d’agir furent des victimes autant que ceux que l’arbitraire des exécutions punitives avait choisis, autant que ceux qui craquaient sous les coups de leurs geôliers.
On sait quelle fut, sous la torture, l’abnégation sacrificielle de Jean MOULIN. Ni au Fort de Montluc, ni avenue Foch, au siège parisien de la Gestapo, il ne livra le moindre nom, même pas le sien… Aux bourreaux qui l’avaient identifié, il ne fit qu’une révélation, celle de l’orthographe. Il barra sur le papier qu’on lui tendait, le «s» ajouté par erreur à son patronyme; puis il mourut dans des circonstances indicibles, lui qui, en gardant le silence, s’exposa à un martyre atroce.
La mort de Jean MOULIN appartient à la légende. Ses actes appartiennent à l’Histoire.
Unifiée, la Résistance était de jour en jour plus forte. Peu à peu le sol se dérobait sous les pieds de l’armée d’occupation. La machine de la terreur se grippait. Les chaînes de la servitude craquaient. La peur changeait de camp. La répression n’en fut que plus cruelle.
Rafles, déportations, tortures, exécutions, les résistants savent le sort qui leur est réservé s’ils sont pris. Avec les armes, les journaux et les tracts, circulent les capsules de cyanure, ultime recours pour se soustraire aux sévices des tortionnaires. Jacques BINGEN, arrêté en mai 1944, avale la sienne pour ne pas trahir ce qu’il sait. Pierre BROSSOLETTE, qui a perdu sa dose de poison, se défénestre et laisse ses bourreaux dans l’ignorance de ce qui se prépare et qui sera leur défaite.
Sabotages, trains détruits, lignes de communication coupées, embuscades, pièges et diversions infligent à l’armée allemande des retards et des pertes décisives.
Dans la pénombre, les combattants de l’aube préparent le jour J.
« C’est la bataille de France et c’est la bataille de la France », clamera le Général de GAULLE.
A la fin de juillet 1944, lors de la percée d’Avranches, les troupes alliées lancent un assaut fatal. Le 25 août, la deuxième division blindée du général LECLERC entre dans Paris par la porte d’Orléans. Et le lendemain, le général de GAULLE descend les Champs-Élysées sous les clameurs d’un peuple rétabli dans sa dignité. Jean MOULIN avait semé le grain dans la nuit et l’on pleura son absence le jour de la moisson.
Parce qu’il l’unifia et parce qu’il mourut sans trahir, Jean MOULIN est devenu le symbole de l’armée des ombres. La France honore, à travers lui, le souvenir de tous ceux qui prirent les armes au nom d’un idéal; de tous ceux qui, pour vivre libres, acceptèrent le risque de la mort ; de tous ceux qui, face à la barbarie, se mirent en règle avec leur conscience.

« Le vent souffle sur les tombes/ La liberté reviendra/ On nous oubliera/ Nous rentrerons dans l'ombre », disait la Complainte du Partisan. La liberté est revenue et il n’y a pas d’oubli ! La mémoire des grands noms de la Résistance recueille aussi celle des combattants anonymes. Leur mort n’a pas été vaine. Elle nous porte. La justice n’existe, dans le monde et dans l’histoire, que par l’action des hommes de bien, et elle périt du sommeil de leurs convictions. Il y a, dans le destin de Jean MOULIN, une formidable leçon d’humanité.
Plus jeune sous-préfet de France en 1925, plus jeune préfet de France en 1937, Jean MOULIN avait eu une trajectoire brillante.
Mais René BOUSQUET aussi avait fait une carrière éclatante dans la préfectorale ; et lui aussi, figurait dans les cabinets de ministres radicaux. Pourtant, le jour où il fallut choisir entre le courage et la capitulation, entre la liberté et l’asservissement, un abîme sépara celui qui prêta ses talents aux agissements les plus odieux, et celui qui garda la tête haute au péril de sa vie ; celui qui resta au service d’une administration qui avait perdu toute morale, et celui qui défendit les valeurs sacrées sans lesquelles l’Etat Républicain n’a ni légitimité, ni honneur.
Dans ces heures dramatiques, le courage n’était pas une prédisposition naturelle. Il n’était pas non plus une affaire de sainteté. Séducteur, parfois mondain, le Jean MOULIN d’avant-guerre aurait pu froisser bien des moralistes de composition. Mais tous les hommes ont leur part de passion et tous sont capables, le jour venu, de révéler leur vérité et d’agir avec grandeur. La morale ne se confond pas avec une posture, seuls comptent les actes, à l’instant décisif.
Celui qui fut un maître de la nuit avait été solaire. Celui qui perdit son visage sous la torture avait souvent attiré les regards. Celui qui affronta la mort en face avait aimé la vie. Jean MOULIN avait le goût de l’art, de l’art qui rend l’existence plus belle, comme il avait foi en la justice qui la rend plus lumineuse. Son dernier croquis fut une caricature de Klaus BARBIE : elle mit le tortionnaire en fureur, parce qu’elle le rejetait dans l’enfer de ses choix, et signifiait, de la part de l’homme qui souffrait dans son corps, la victoire de l’esprit sur la brutalité et l’ignominie.
Cette maison où, un jour de juin 1943, se firent face l’horreur et la grandeur, devient aujourd’hui grâce à vous un mémorial. Elle entretiendra le souvenir des hommes et des femmes qui combattirent la tyrannie – les Compagnons de la France.
Puissent les visiteurs qui passeront dans ces lieux entendre la voix intérieure qui dicta à Jean MOULIN le choix de la droiture, en un temps de déroute ; puissent-ils, de leurs pensées reconnaissantes, apaiser les derniers supplices de celui qui s’abandonna au sacrifice de sa vie pour que nous vivions libres.
Vive la République ! Vive la France ! »
- Fin de citation
François Fillon
Premier Ministre
A Caluire-et-Cuire, ce lundi 21 juin 2010
____________________________________________________________________________________
· Histoire de la Résistance à Lyon :
- « Le 19 juin 1940, les troupes allemandes entrent pour la première fois dans la ville. Le 22 juin 1940, neuf mois seulement après la déclaration de la guerre, le Maréchal Pétain signe l'armistice avec l'Allemagne. La France est divisée en deux grandes zones principales et les forces d'Occupation se retirent dans la zone nord. Beaucoup refusent la défaite et se disent prêts à continuer le combat. Ainsi vont naître les premiers mouvements de Résistance. Leurs actions consistent tout d'abord à diffuser des tracts et des journaux appelant les Français à se mobiliser contre l'ennemi. Une grande variété de journaux clandestins apparaît tels que Combat, Franc-tireur, le Coq Enchaîné, Libération, les Cahiers du Témoignage Chrétien, l'Insurgé.
Puis la lutte devient de plus en plus rude, la traque des juifs s'intensifie. Après le débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, la zone libre est envahie par la Wehrmacht. Le 11 novembre, les troupes allemandes occupent une nouvelle fois Lyon. L'occupation désormais totale, une union des mouvements de la Résistance s'impose. Jean Moulin crée alors le Conseil National de la Résistance, et le 26 janvier 1943 naissent à Lyon les Mouvements unis de la Résistance. Cette année est également marquée par la naissance des maquis au nord et au sud de l'agglomération qui accueillent les jeunes voulant échapper au Service du Travail Obligatoire (S.T.O.).
Mais avec les débarquements, les massacres s'enchaînent. Les détenus de la prison Montluc sont exécutés massivement en différents lieux de la région lyonnaise. La Résistance riposte et déclenche l'insurrection de Villeurbanne mais la ville est réoccupée deux jours plus tard. Alors que la première Armée française approche de la ville, les Allemands font sauter les ponts du Rhône et de la Saône. Ce n'est que le 3 septembre que les troupes du général Brosset libère la ville … »
- Fin de citation
20:41 Écrit par Marc POTY dans Résistance durant la Seconde Guerre Mondiale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : jean moulin, fort montluc, prison, résistance, nazisme, patriotisme, france, barbarie, homme |
Facebook
17/09/2009
L’ARMÉE DU CRIME

Deux heures, vingt minutes, pour évoquer ce que l’armée nazie occupant la France, qualifiait de terrorisme entre 1940 & 1944.
Deux heures, vingt minutes, pour évoquer, ces émigrés arméniens, espagnols, hongrois, italiens, juifs, polonais, roumains, tziganes & autres jeunes héros confrontés à cet oppresseur, épousant par fierté ou idéalisme la résistance, morts en défendant la France, devenue pour eux, terre d’accueil et seconde patrie en une période particulièrement troublée.
· - « La vie des Français sous l'Occupation allemande se caractérise par la pénurie et par la dictature. L'Occupation allemande de la France commence avec l'armistice du 22 juin 1940 et s'achève avec la Libération du territoire en 1944. La France, d'abord divisée en deux zones, la zone occupée au nord et la zone dite « libre » au sud, qui est sous l'autorité du régime collaborationniste de Vichy, se trouve de fait inféodée à l'Allemagne nazie durant cette période. Comme tous les pays occupés, la France a fait l'objet d'un pillage économique, humain et financier de la part des Allemands. En revanche, c'est le seul pays où il y avait des rafles de juifs sur le territoire non occupé par les Allemands…. » (Fin de citation)

Robert Guédiguian nous restitue le visage de ses femmes et de ses hommes, parfois très jeunes, qui au nom d’un idéal qui les faisait précédemment vivre et combattre sur leur terre natale se sont cru obligés de poursuivre en France le même combat, en s’élevant contre une autorité nationale française abjecte à la botte du pouvoir d’un ennemi sanguinaire qui ne leur offrait aucun répit.
Ce film « L’Armée du Crime » retrace l’existence quotidienne peu reluisante de la France durant l’occupation de l’armée allemande, 1940 - 1944. Quatre années consécutives de souffrances, de privations, de mépris, de tortures, où les tyrans du IIIème Reich employaient sans mesure, le zèle inconditionnel de l’administration française pour les plus sordides besognes : Restrictions alimentaires et des libertés, censure de l’information et mise en place de la désinformation, fichage de la population, (les Juifs devaient porter l'étoile jaune à partir de 1942), arrestations individuelle, rafles collectives, emprisonnements et enfin, interrogatoires où beaucoup de victimes succombèrent sous l’emprise de leurs bourreaux puis, organisations des convois sur le chemin devant les conduire à la déportation.
Période tragique où périr hommes, femmes et enfants ; déportés vers les camps de la mort ; principalement à Auschwitz, Birkenau, Mauthausen, Treblinka etc., on estime à environ 2,7 millions d'êtres humains qui ont été gazés entre 1941 à 1944, dont 800000 à 1100000 à Auschwitz-Birkenau. 4 millions de personnes, pour la plupart des Juifs, ont péri dans les camps. 2 millions de personnes sont mortes dans les ghettos. Au total, entre 5,5 et 6 millions de Juifs Européens sont morts. 200000 Tsiganes Hongrois, Tchèques et Allemands ont été tués.
On a donné un nom à ce massacre: la Shoah (catastrophe en hébreu).
· « En Janvier 1942, lors de la conférence de Wannsee (banlieue de Berlin) les autorités allemandes optent pour la "solution finale", c'est à dire la déportation et l'exécution systématique des populations juives d'Europe. La France participe a ce mouvement, lors de la rafle du Vel'd'Hiv, près de 15000 juifs parisiens sont arrêtés et déportés. L'essentiel des camps d'extermination est situé en Pologne, le principal étant celui d'Auschwitz-Birkenau, 1 million de juifs y seront assassinés. Ces camps sont des camps de travail et des laboratoires d'expérimentation. Des médecins sont chargés de "faire le tri" entre ceux capable de travailler et les autres qui seront exécutés immédiatement. Au total ce sont près de 6 millions de juifs qui sont exécutés soit environ 60% des juifs européens. On ne prendra conscience du carnage qu'à partir d'octobre 1944 et la libération des premiers camps. » (Fin de citation)
· - « La France est pratiquement libérée fin 1944. Hitler tente une dernière offensive dans les Ardennes, en décembre. Le manque d'organisation et des problèmes d'approvisionnement en carburant marque l'échec allemand. L'Allemagne est submergée par l'Est et l'Ouest. Les armées américaines et soviétiques font leur jonction sur l'Elbe le 25 Avril 1945. Le 30 Avril 1945, Hitler se suicide dans son quartier général. Le 07 et 08 mai, à Reims et Berlin, l'Allemagne capitule sans conditions. » (Fin de citation)
Robert Guédiguian s’attache tout spécialement à nous relater le réseau commandé par Missak Manouchian, ouvrier, intellectuel et poète arménien de son état, dont la famille fut victime de la barbarie des hommes lorsqu’elle subie entre avril 1915 et juillet 1916 ce génocide planifié et perpétrée par l’armée turque, se trouve de nouveau confronté à l’injustice et à la privation de liberté. Manouchian est de nouveau déterminé à lutter aux côtés de beaucoup d’autres, contre ce nouvel envahisseur et oppresseur qui sévit dans sa nouvelle patrie. Cette lutte commencée depuis l'armistice du 22 juin 1940 jusqu’à la Libération en 1944. La Résistance a pu se manifester en ville comme à la campagne, surtout après la naissance des maquis au printemps 1943, principalement à Paris, elle a consisté en des actions de renseignement, de sabotage et des opérations militaires contre les troupes d'occupation essentiellement allemandes mais, aussi contre les forces du régime de Vichy. Cette résistance englobe aussi des aspects plus civils et non-violents, ainsi l'existence d'une vaste presse clandestine, la diffusion de tracts, la production de faux papiers, l'organisation de grèves et de manifestations, la mise sur pied de multiples filières pour sauver les prisonniers de guerre évadés, les réfractaires au STO et les Juifs persécutés. Autant d’opérations menées sur le terrain, où s’est trouvé mêlé Missak Manouchian qui au départ ne voulait tuer personne… Il finira par tomber un jour entre les griffes de ces tortionnaires contre lesquels il n’aura cessé de combattre vaillamment.
· Missak Manouchian (en arménien Միսաք Մանուշյան), ou Michel Manouchian, né le 1er septembre 1906 à Adıyaman, dans l'actuelle Turquie, militant communiste d'origine arménienne de la MOI et commissaire militaire des FTP-MOI de la région parisienne. Transféré au Mont Valérien avec 21 de ses compatriotes, tous issus de différentes communautés, animés pour certains de cet idéal communiste qui les réunissait dans un même combat, ils sont morts fusillés pour la France le 21 février 1944 dans les fossés du fort du Mont-Valérien, … !
Robert Guédiguian, par son film « l’Armée du Crime », dont le titre est directement emprunté au nom que lui attribua les autorités nazies, nous enseigne une page de notre Histoire, avec un grand H comme Homme et comme Héro, dont il nous offre ici outre la mémoire par l’image de ces émigrés, réfugiés politiques, morts pour notre liberté, mais également un témoignage, sur ce nous devons retenir pour nous donner l’idée d’où nous venons et dans quelle direction nous devons poursuivre notre route … !

Sachons donc nous montrés dignes et reconnaissants, allons voir et revoir ce document qui devrait circuler dans toutes les écoles de la Républiques afin, que tous les enfants & adolescents sachent véritablement leur histoire et surtout soient informés sur ceux qui l’ont écris de leur sang.
Au nom de nos frères, tombés au champ d’horreur, soyons fiers de leur courage et de leur exemple et demeurons vigilants vis-à-vis de cette intolérance qui guette à la porte… du pays des Droits de l’Homme… !
Quelqu’un affirmait que l’Histoire, se répète, il n’a pas tort, si un mur est tombé ce 9 novembre 1989 c’est parce qu’il s’est construit après cette sanglante seconde guerre mondiale qui entre 1939 & 1945, développa un conflit armé le plus vaste que l’humanité ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61 nations, déployant les hostilités sur quelque 22 millions de km2, et tuant environ 62 millions de personnes, dont une majorité de civils.… !
- Depuis d’autres murs se sont de nouveau élevés, celui par exemple situé aux Etats-Unis, qui sert de frontière avec le Nord-ouest du Mexique, totalisant 1 200 kilomètres, soit un tiers de la frontière et d’une hauteur de 4,50 mètres car, le 26 octobre 2006, le président américain George W. Bush promulgue la loi du Secure Fence Act «Cette loi aidera à protéger le peuple américain. Ce projet de loi rendra nos frontières plus sûres. C'est une étape importante vers la réforme de l'immigration. » (Fin de citation) - President George W. Bush October 26, 2006 - Destinée à renforcer la surveillance de la frontière avec le Mexique et à lutter contre l'immigration illégale.
- Plus près de nous, c’est Israël qui malgré le jugement rendu en 2005 par la Cour internationale de justice a jugé cette construction contraire au droit international, poursuit sans répit la reconstruction de l’apartheid avec ses quelques 700 Kms de honte… !
Bien à vous
Marc POTY
Au Cinéma Pathé de Lyon, ce 16 septembre 2009
Photo : Affiche du film L’Armée du Crime & documents d'époque
L’Armée du Crime / 2008 (Festival de Cannes 2009 hors compétition)
Réalisé par Robert Guédiguian
Avec :
Missak Manouchian / Simon Abkarian
Mélinée Manouchian / Virginie Ledoyen
Marcel Rayman / Robinson Stévenin
Thomas Elek / Grégoire Leprince-Ringuet
Monique Stern / Lola Naymark
Commissaire David / Yann Tregouët
Madame Elek / Ariane Ascaride
Inspecteur Pujol / Jean-Pierre Darroussin
Feri Boczov / Ivan Franek
Henri Krasucki / Adrien Jolivet
Monsieur Dupont / Horatiu Malaele
Petra / Mirza Halilovic
Olga Bancic / Olga Legrand
Narek Tavkorian / Esteban Carvajal Alegria
Simon Rayman / Léopold Szabatura
Ciné Pathé
15:08 Écrit par Marc POTY dans Résistance durant la Seconde Guerre Mondiale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : film, émigrés arméniens, espagnols, hongrois, italiens, juifs, polonais |
Facebook















