13/10/2009
À MON FILS II - OÙ VA-LE MONDE, NOTRE CHÈRE PLANÈTE BLEUE
A MON FILS (II)

Tu fêtes aujourd'hui tes dix huit ans, quel langage attends-tu de ton père, quelle attitude devons-nous adopter pour rendre un constat moins amer et aller vers un peu plus de sérénité alors que, depuis des lustres notre terre et les hommes que tu côtoies ne cessent de souffrir d’une manière inacceptable … ?
En relisant cet extrait de la dernière lettre que Missak Manouchian qu’il adressa à son épouse Mélinée, de la prison de Fresnes située dans le département de la Seine, quelques heures avant son exécution, ce 21 février 1944, au fort du Mont Valérien, avec 22 de ses compagnons :
- « Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement…. »

On ne peut que s’interroger sur la suite que fut donnée à cet épisode tragique car, depuis ce temps, les guerres sont allées bon train et lorsque la nation France n’était pas directement engagée, ce qui n’a jamais pratiquement existé, depuis cette fameuse victoire sur l’occupant nazi, ce 8 mai 1945 (*) puisque, elle ne cesse de participer à mots et actions couverts, lorsqu’elle vend à qui mieux mieux du matériel militaire sous des prétextes les plus divers destinés à cacher des opérations peu avouables : coopération – partenariat - amitié ou entente cordiale et autres synonymes du même tonneau. Que nous retrouvons en détail et à foison relayées par la Presse, et ce, au nom du développement des deux pays, entendez, lisez & traduisez : Vendeur & Acheteur compris… Chacun y trouvant son compte, en Suisse ou dans une institution financière à l’abri des chasseurs du fisc ! Ce matériel militaire très sophistiqué donc très coûteux est très souvent à destination de nations qui crient misère mais dont les ressources naturelles sont largement pillées par les puissances occidentales dont la France est devenue l’un des principaux experts en ce domaine.

Nos multinationales se délectent, pendant que notre classe politique exulte de cette indépendance énergétique supposée qui vient pourtant tout droit de ces pays producteurs du Sud, surexploités, endettés, dont la plupart sont dirigés par une oligarchie (**) qui se justifie en trouvant sa toute puissance, quasi sa légitimité dans l’aide militaire contractée et accordée auprès des gouvernements et pays consommateurs de leur gaz, pétrole, uranium et autres denrées rares, dont les industries se servent abondamment pour satisfaire l’appétit insatiables de leurs clients prisonniers d’un marketing savant, rigoureux et honteux à la fois, devenus des Consommateurs invétérés du superflu sans limite, lorsque l’essentiel des pays pauvres, qui participent à cette gabegie à savoir : nourriture, santé, éducation qui sont le minimum, n’est en aucune façon satisfait alors qu’ils possèdent en suffisance les moyens pour répondre aux besoins de leur population qui se voit contraint de chercher ailleurs une terre d’asile, sensée hospitalière de par sa structure et pour sa vie quotidienne. C’est oublier la réglementation sur l’immigration et le sort réservé aux indésirables sans papiers… !

Nous sommes inconscients ou profondément égoïstes, nous acceptons d’emblée à l’aube de ce XXIème siècle cette communication « officielle » éhontée sur la nature et la provenance des produits que nous consommons en abondance, de la même façon que ce paquebot Titanic, fleuron la White Star Line, compagnie anglaise, qui sombra au cours de son voyage inaugural, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. Catastrophe maritime la plus médiatique de tous les temps à défaut d'être la plus meurtrière (1502 victimes) qui illustra en son temps un drame collectif épouvantable et constitua une sorte de symbole de la vanité d'une certaine frange de la société humaine, suffisante dans ses certitudes, sûre de sa prétendue « maîtrise » des éléments allant jusqu’à oublier les règles basiques qu’impose la sécurité. C’est sans aucun doute l’arrogance même des élites de cette « Belle Epoque » occidentale, qui fut frappée de plein fouet par ce naufrage…

- « Ce 6 août 1945 au matin, l'avion militaire américain Enola Gay transporte à 8000 mètres au dessus du Japon la bombe de 4 tonnes créée par Robert Oppenheimer un des plus brillants savants de l'époque. A 8 heures et 16 minutes Little Boy explose sur Hiroshima à 570 mètres au-dessus d'un hôpital: la masse critique d'uranium avait été atteinte. L'équivalent de 15 000 tonnes de TNT obtenu par fission nucléaire déploie alors ses gigantesques, terrifiants et foudroyants effets dévastateurs: 140 000 personnes meurent et la ville est détruite à 92%.
- C'était il y a cinquante ans: un moment historique de la barbarie humaine.»

· Albert Einstein déclarait alors laconiquement: « La bombe atomique a tout changé sauf la nature de l'homme ».

Ce Vendredi 9 octobre 2009, à Oslo, le comité Nobel norvégien attribue le prix Nobel de la paix au président américain Barack Obama, bel hommage à cet homme qui représentait à son élection un espoir pour le peuple américain mais, également de par sa position, une formidable espérance pour un monde dominé exclusivement par la terreur d’une guerre nucléaire et par l’argent qui semble dicter sa loi en se plaçant au dessus des lois. Barack Obama élu dans un pays où les armes grâce à une Constitution (***) obsolète, (Le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d'Amérique, garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes. Il fait partie des dix amendements passés le 15 décembre 1791, couramment appelés « Déclaration des Droits » - Bill of Rights-), circulent en abondance et où, la puissance militaire, véritable symbole national puisque portée par ces bombes atomiques (****) fabriquées avec de l’uranium en provenance du Congo belge (l’actuelle République démocratique du Congo) qui depuis son indépendance est un modèle du genre dans le domaine de l’anarchie politique, qui les 6 & 9 août de l’année 1945, furent larguée par son pays au dessus du Japon … !

Président Obama, la tâche sera excessivement rude pour lutter contre les lobbys pétroliers, gaziers etc. et ceux de l’armement et mettre un terme à ces guerres qui rayonnent en Irak, en Afghanistan, au Proche Orient, alors que l’on évoque des différents avec la Corée, avec l’Iran… !

A l'issue du premier tour du vote pour l'organisation des Jeux Olympiques 2016, les membres du Comité International Olympique ont ce vendredi 2 octobre écarté Chicago. Nous avons la faiblesse de croire que c’est pour sanctionner la « Chicago Board of Trade (CBOT) NYSE : CME », (en français: « Bourse de commerce de Chicago), fondée en 1848 (*****).
-. C’est sur cette place boursière que sont cotés notamment quelque 25 produits agricoles comme l’avoine, le blé, le cacao, le maïs, le riz, le soja, la viande de porc et le bétail vivant... Nous pouvons facilement imaginer la spéculation outrancière qui règne dans ce genre d’institution sur ces matières premières indispensables revenus pour les petits producteurs et ressources essentielles pour les pays exportateurs… !

Le café est le deuxième bien de consommation échangé dans le monde, derrière le pétrole et avant le charbon, la viande, le blé et le sucre.
- S'agissant du café, l'unité de mesure est le sac de 60 kg. Le cours moyen du café fixé à la bourse de New York, celle-ci traite essentiellement le café arabica et celle de Londres le robusta ; se situe pour 2008 & 2009 à environ 1 $ 02 et 1 $ 36 la livre, selon la qualité du café.

- La crise du café de 1997 (******) lorsque la chute dramatique des cours (-65%), provoquée par la surproduction, a rendu le prix d'achat du café inférieur à son coût de production.

Pendant ce temps la Télé… Commande, elle nous pousse à consommer quasi inconsciemment et toujours plus. Notre technologie, certes nous en convenons, a su rapprocher très rapidement les hommes, au détriment parfois de certaines cultures, pour lesquelles nous les avons soumises à abandonner leurs coutumes millénaires, en adoptant nos plus vilaines habitudes.
Ah ! Ils ont bonne mine nos produits de marques, manufacturés, dits de « Luxe » issus de matière premières venues pour la majorité « du pays de la misère » où la main d’œuvre est en plus habile et bon marché !

Nous détenons des Savoirs-faire qui nous permettent d’élaborer, de concevoir, de fabriquer des Avions, des Yachts, des Voitures, des Vêtements, des Parfums et autres Accessoires Coordonnés telles ces superbes montres de prix, aux systèmes hypersophistiqués, rehaussées selon le cas de pierreries et capables de résister à des profondeurs allant jusqu’à plus 3 900 mètres… ! Prouesse Technologique assurément qui ne nous épargnera pourtant pas la course du temps qui, inexorablement nous est décompté. La folie des hommes nous emportera aussi impitoyablement tel un Cyclone, un Tremblement de terre, un Tsunami, un Incendie, si nous n’accomplissons aucune action qui puisse conjurer le sort, si nous n’adoptons pas d’autres attitudes, ni d’autres moyens pour vivre autrement que ceux qui nous amènent aujourd’hui à nous conduire comme des porcs…
Comment ne pas alors envisager la rémission des dettes des pays qui depuis des générations sont par nous nations occidentales spoliés à la fois de leurs propres ressources et leur main d’œuvre que nous employons négligemment pour balayer nos détritus ou pour nous soigner dans nos piteuses structures hospitalières qui sont devenues les parents pauvres de notre République laïque mercantile mais, hyper militarisée , au point de les laisser mourir à petit feu dans le dénuement le plus total.

Cessons d’adopter ces positions abjectes devant cette pauvreté manifeste qui sévit sur l’ensemble de la planète. Abandonnons ces « Pacemaker » du cerveau (MP3, MP4 etc.) qui, nous masquent cette criante réalité quotidienne, ouvrons les yeux, les oreilles et surtout notre cœur à notre environnement bouleversé, torturé où des femmes, des hommes, des enfants sont effroyablement malmenés, sont en pleurs !

Il y a de cela quelques mois nous écrivions à propos de Bruno Parmentier, de son ouvrage « Nourrir l’Humanité en 2050 »… Nous sommes toujours en crise à l’aube de cet automne 2009, qu’avons-nous fait depuis pour corriger nos erreurs, pour nous repentir de tous ces crimes commis contre la Nature, contre les Hommes ?
NOURRIR L'HUMANITÉ EN 2050 [08 Avril 2009]
Les tours de New York et d’ailleurs survoltées et exagérément illuminées ne figurent-elles pas comme de bien curieux symboles au milieu de notre univers, alors que bon nombre de populations vivent encore dans la plus totale obscurité ?


A cela nous pouvons ajouter le film Syndrome du Titanic Signé par Jean-Albert Lièvre et Nicolas Hulot, qui illustre parfaitement ce vers quoi nous allons mais que nous refusons obstinément de voir ou de croire, comme si l’homme pouvait indéfiniment et impunément défier les lois naturelles qui participent à son avènement.
Alors que nous pataugeons allégrement sans même nous en rendre compte dans la gadoue, en ville aussi bien qu’à la campagne, nous sommes à l’exemple de ce coq hardi perché sur le tas de fumier et nous chantons, nous dansons sur nos propres déjections. Près de nos fleuves, rivières et sur les plages de nos mers et de nos océans semble-t-il nourriciers, nous admirons et souvent photographions impassiblement du lever au coucher du soleil, qui se mire dans ces eaux saumâtres, qui regorgent de nos produits chimiques et autres denrées bien peu comestibles, que nous jetons sournoisement, autant d’insultes, de crachas, à la face de Notre Dame Nature… !
Nous risquons un jour de sombrer nous aussi plus vite que nous pouvons le penser, au fond de cette immense poubelle que de nos cerveaux et de nos mains nous avons su créer, élever. De l’Afrique aux Amériques, de l’Europe à l’Asie, sans oublier les Pôles et l’Océanie, notre petite planète bleue fragile vomit nos déchets ménagers, industriels et nucléaires, nos hydrocarbures et nos valeureux sacs synthétiques emballent hideusement notre bel environnement. Dans nos villes nos tristes mégots de cigarettes, nos magazines soit disant gratuits mais que la collectivité paie un jour ou l’autre, ajoutés aux déjections canines, aux bouteilles non consignées et donc abandonnées sur place et autres menus objets devenus soudain encombrants qui, participent depuis longtemps à modeler notre décor urbain, lamentablement. Témoins immobiles de notre civilisation décadente soit disant avancée, qui a beaucoup de difficulté à tout recycler. Quant aux pays du Quart, du Tiers, du Pauvre Monde, l’eau potable se fait de plus en plus rare, de plus en plus noire tributaire de la météo ou des immondices sous lesquelles on la précipite.
Et nous aurions l’orgueil de vouloir transporter cette réussite dans une autre galaxie !
Même si d’aucuns pensent à une évolution immuable de notre terre et donc de son climat, force est de constater que notre Dieu, votre Dieu, leurs Dieux doivent se sentir bien indignés de notre mégalomanie, démence et sottise meurtrière…

C’est un peu de tout cela que je souhaitais venir m’entretenir en ce jour de la « Race » ce 12 Octobre 1492, avec toi, pour qu’aujourd’hui en cette belle journée d’anniversaire tu avances dans la vie avec tous ceux de ta génération et en compagnie de tes ainés, vers un peu plus de sagesse et d’humanité… !
A Rémy
Marc POTY
A Lyon, ce 12 octobre 2009
À LIRE À LYON-FRANCE & MONDE
www.alirealyon.fr/
Photo : Chiapas - Mexico / M.P.PHOTOS-LYON ®
21:01 Écrit par Marc POTY dans FILS II (À MON) - OÙ VA-LE MONDE, NOTRE CHÈRE PLAN | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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